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ROCHERON
Les frères Rocheron
ancêtres de nos familles Rochon
Ce sont deus frères arrivés en Nouvelle-France au cours du XVIIe si`cle qui sont les ancêtres de nos Rochon de vieille souche: Simon et Gervais Rocheron. C'était là l'un des nombreux patronymes issus du mot "roche" et qui, dans certain cas, s'adjoignirent un article simple ou contracté, comme Laroche, Desroches. Simaon et Gervais étaient originaires de Saint-Cosme-en Vairais, qui
est aujourd'hui une commune de deux mille habitants du département de
Sarthe, arrondissement de Mamers. On la trouve sur la N 138, qui débute
à Mortagne-au-Perche et franchit la forêt de Bêlleme en directiom
du Mans. Saint-Cosme est à 14km au sud-ouest de Bêlleme.
Les frères Rocheron étaient les fils de Julien et de Matine Lemoyne. Dand l'église ou ils reçurent le baptême, on trouve leur partonyme gravé dans une plaque de marbre, avec d'autres fort répandus au Québec: Bisson, Bouchard, Fortin, Gasnier (Gagné), Pouliot, Rouillard, etc., ce qui témoigne du précieux apport des paroisses de Saint-Cosme-de-Vair, de Notre-Dame-de-Vair et du bourg voisin de Champaissant à l'essor de la colonie.
C'est le 6 février 1633 que l'aîné, Simon, fût baptisé.
Le 27 août 1663, par-devant le notaire Fillion, il signait un contrat
de mariage avec Mathurine Bisson, fille de Florent et de Jeanne Yvon et veuve
de Nicolas Pré (Dupré) dit le Poitier, à qui elle avait
donné deux fils. Le mariage fut célébré le 12 septembre
suivant, et c'est le deuxième qui figure dans les régistres paroissiaux
du Château-Richer.
Simon adopta les fils du premier mari de Mathurine. En effet, lors du recensement
de 1667, alors que le couple vit sur une concession de la côte de Lauzon,
en face de Québec, on les trouve sous le toit familial, de même
qu'une première fille, Marguerite. Le colon possède 5 bêtes
à cornes et cultive six arpents. En 1681, Simon et son épouse
habitent toujours la côte de Lauzon. Ils possèdent maintenant dix
bêtes à cornes et ensemencent 20 arpents. Tous leurs enfants sont
nés, soit quatres fils et trois filles. On ne sait ce qu'il advint de
deux fils prénommés Charles.
L'aîné, Étienne, contracta deux mariages, tout d'abord en 1693 avec Élisabeth Bégin, fille de Louis et de Jeanne Durand, puis cinq ans plus tard avec Marie-Charlotte Jeanne, fille de Robert et de Françoise Savard. Trois filles naquirent de ces unions, qui épousèrent Ignace Carrier et les frères Jacques et Étienne Bégin.
Jean fut plus prolifique. En 1702, il conduisit à l'autel, à
St-François de l'île Jésus, Geneviève Garnier (ou
Grenier), fille de Julien et de Geneviève Hubou. Le couple eut 13 enfants,
dont sis fils, et cinq de ceux-ci se marièrent à leur tour. Leur
progéniture se fixa à Saint-François, Saint-Vincent-de-Paul,
Mascouche et Lachenaie.
Le frère de Simon, Gervais, d'un ans son benjamin, épousa à
Sainte-Famille, Île d'Orléans, le 26 octobre 1671, Marie-Madeleine
Guyon, fille de Claude et de Catherine Colin. Ils avaient signé leur
contrt de mariage par-devant le notaire Auber en Juin. Le couple porta 15 enfants
au baptême, dont six fils. L'un de ceux-ci décéda au berceau.
Un autre, Nicolas, se noya au début de la trentaine, apparemment célibataire.
Les quatres autres fondèrent des foyers.
Les 15 enfants furent baptisés à Sainte-Famille, île d'Orléans,
entre 1674 et 1698, et sept filles virent tout d'abord le jour. Le huitième
enfant, Gervais épousa Marie David dite Pontife, fille de Jean et de
Marie-Anne Prévost (7 enfants dont 3 fils). Jacques contracta deux unions,
la première avec Thérèse David, soeur de Marie, en 1723
(6 enfants dont 3 fils), et la seconde avec Marie Amiot dite Villeneuve, fille
de Pierre et de Marie-Thérèse Gilbert, en 1745 (4 enfants dont
2 fils).
François, le treizième enfant de la famille, à l'instar
de Jacques, conduisit deux épouse à l'autel: tout d'abord, en
1720, Marie-Anne Filiatrault, fille de Louis et de Marie-Madeleine Labelle (une
fille) puis, en 1728, Marie-Carlotte Gingras, fille de Charles et de Marie-Françoise
Amiot (13 enfants dont 8 fils). Enfin, l'avant dernier enfant, Julien, se maria
lui aussi deux fois: en 1725 avec Marie-Anne Beauchamp, fille de Pierre et d'Anne
Bazinet (3 fils), puis, en 1734, avec Jeanne Charles dite Lajeunesse, fille
d'Étienne et de Marie-Josèphe Robin dite Lapointe (4 fils).
Sept des filles du couple Rocheron/Guyon fondèrent des foyers. L'aînée,
Catherine, voulut tout d'adord prendre le voile à la Congrégation
de Notre-Dame, mais elle quita le couvent en 1698 et épousa Étienne
Audibert dit Lajeunesse, un soldat, à qui elle donna neuf enfants. Les
autres contractèrent les unions suivantes: Marie-Madeleine (1695) avec
Jacques Gagnon, Marie (1698) avec Bernard Létourneau, Anne (1700) avec
Nicolas Dumay (Demers), Cécile (1702) avec Jean-Baptiste Leblond, Th.rèse
(1704) avec Jean gagnon et Élisabeth (1710) avec René Meneux.
Marie Rocheron, soeur des frères Simon et Gervais, traversa aussi l'Atlantique.
En 1657, à Québec, elle devenait l'épouse de François
Gaulin, originaire de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (15 km au nord de
Saint-Cosme-en-Vairais). Elle fut mère de onze enfants.
Une quinzaine de petits-fils de Gervais Rocheron fondèrent à
leur tour des foyers. Une bonne proportion de leurs descendants, des Rochon,
ont essaimé dand l'île Jésus et la région.
Il semble que l'adoption de Rochon comme patronyme se soit amorcée
d¸es la deuxième génération. Les contrats de mariage des
frères Simon et Gervais signés par-devant les notaires Fillion
et Auber respectent le nom apporté de France: Rocheron. C'est chez les
enfants de ces deux pionniers que la modification a commencé à
s'implanter, dès la naissance.
Simon fut père de sept enfants et cinq des actes de baptême ont été repérés: dans quatre des cas, le patronyme Rochon apparaît; dans celui de l'aìnée, c'est Rocheron qui subsiste. Quant aux actes de baptêmes des enfants de Gervais, c'est l'inverse proportionnellement: Rocheron apparaît dix fois, contre cinq pour Rochon. C'est en tout cas ce que l'on constate en consultant cette véritable bible de la généalogie qu'est le Répertoire des baptêmes, mariages et sépultures édité par les Presses de l'Université de Montréal, sous l'égide du département de démographie.